Vincent Dubois SAGE (UMR 7363)
Sciences Po, Le Cardo, 7 rue de l’Ecarlate CS 20024 67082 Strasbourg Cedex France
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Academia / HAL online archives / Research Gate / Google Scholar

  • The Bureaucrat and the Poor.

    Encounters in French Welfare Offices

    Routledge, 2010, xxi + 206 p. (Foreword by Steven Maynard-Moody). Available in hardback, paperback and e-book.

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    Welfare offices usually attract negative descriptions of bureaucracy with their queues, routines, and impersonal nature. Are they anonymous machines or the locus of neutral service relationships ? Showing how people experience state public administration, The Bureaucrat and the Poor provides a realistic view of French welfare policies, institutions and reforms and, in doing so, dispels both of these myths. Combining Lipsky’s street-level bureaucracy theory with the sociology of Bourdieu and Goffman, Vincent Dubois analyses face-to-face encounters and demonstrates the complex relationship between welfare agents, torn between their institutional role and their personal feelings, and welfare applicants, required to translate their personal experience into bureaucratic categories. Placing these interactions within the broader context of social structures and class, race and gender, the author unveils both the social determinations of these interpersonal relationships and their social functions. Increasing numbers of welfare applicants, coupled with mass unemployment, family transformations and the so-called ‘integration problem’ of migrants into French society deeply affect these encounters. Staff manage tense situations with no additional resources – some become personally involved, while others stick to their bureaucratic role ; most of them alternate between involvement and detachment, assistance and domination. Welfare offices have become a place for ‘resocialisation’, where people can talk about their personal problems and ask for advice. On the other hand, bureaucratic encounters are increasingly violent, symbolically if not physically. More than ever, they are now a means of regulating the poor.

    This first-rate ethnography provides a unique vista point from which to understand how public policy translates into mundane dealings with marginal populations. By mating the theories of Bourdieu, Goffman and Lipsky, The Bureaucrat and the Poor delivers the best analysis yet of the specificity of bureaucratic domination and makes a signal contribution to the comparative sociology of welfare reform in the neoliberal era.
    Loïc Wacquant, University of California, Berkeley, USA

    A lucid, well-written and well-organised account of everyday bureaucracy at the welfare agency’s window : first-class empirical sociology, savvy, streetwise, and with a wicked sense of clients’ covert tactics. French bureaucrats and their clients are clearly not unique : as Dubois portrays them they look uncannily familiar.
    Abram de Swaan, University of Amsterdam, The Netherlands

    Vincent Dubois’ newly translated The Bureaucrat and the Poor : Encounters in French Welfare Offices provides an ethnographic ‘insider’s’ look at the double role enacted by welfare workers as they encounter their clients. In his ethnographer’s role, Dubois follows these street-level bureaucrats up close and personal, and explores the workers’ ‘double bodied-ness’ as they juggle at one and the same time their administrative roles and responsibilities with their human compassion for the misery of the poor with whom they interact and whose lives they are called upon to regulate. The book is an astute study of the interrelationships between social conditions and administrative practices, analysing the impact of welfare policies and practices on the well-being of their implementors, as well as their clients. In addition, it provides a superb illustration of the advantages of an interpretive analytic approach to the analysis of public policies, one that rests on ethnographic methods that are focused on questions of meaning for all concerned in a complex policy and organisational situation.
    Dvora Yanow, Vrije Universiteit Amsterdam, The Netherlands

    By emphasising the encounters of the least powerful state actors and our least powerful citizens, Dubois presents a different, at once more troubling and hopeful view of the administrative state. Throughout The Bureaucrat and the Poor the emphasis remains on the fragility of social roles : nothing is so fixed as to prove immutable ; all is contested and in play. For students and scholars of administration and policy, these are essential insights and well worth the read to appreciate in full.
    Steven Maynard-Moody, The University of Kansas, USA

    table of contents / introduction / index / extracts

    Order

    Reviews : / Book forum with Michael Lipsky & Frédéric Viguier, French Politics, Culture & Society / American Anthropologist / European Journal of Social Work / Public Administration Review / Critical Policy Studies / Critical Social Policy / Contemporary Sociology / Qualitative Sociology Review / New Politics / Social Policy & Administration

    Voir en ligne : Routledge

  • La vie au guichet.

    Relation administrative et traitement de la misère

    Paris, Économica, coll. Études politiques, 2010, 3e édition revue et complétée (1ère éd. 1999, 2e éd. 2003), xix + 204 p. (Préface de Jacques Lagroye).

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    Le guichet d’une administration concentre et symbolise tous les traits négatifs que l’on a coutume de prêter à la bureaucratie (attente, routine, impersonnalité, froideur, formalisme, etc.). À l’inverse, les discours de la " modernisation du service public" prétendent "personnaliser" l’accueil et transformer l’ "usager" en "client". En révélant la teneur des interactions au guichet et en les replaçant dans les structures sociales qui les fondent, l’analyse proposée ici écorne tant le mythe de l’abstraction bureaucratique que celui qui assimile la relation administrative à un échange "commercial". À partir du cas des caisses d’allocations familiales, ce livre rend compte des conséquences de la dégradation des conditions sociales et économiques sur le rapport à l’administration et, dans le même temps, montre le rôle des relations administratives dans le traitement de la misère et la gestion des rapports sociaux. A priori routinières et formelles, les relations administratives se révèlent alors délicates et chargées d’enjeux. A priori standardisés et impersonnels, les rôles bureaucratiques se révèlent fortement perméables aux dispositions de ceux qui les jouent. Cette 3e édition, revue et corrigée, est complétée par une préface de Jacques Lagroye, un avant-propos inédit de l’auteur et un index thématique.

    lire le sommaire

    LES CONDITIONS SOCIALES DE LA RELATION ADMINISTRATIVE
    - Le public
    - L’organisation du face-à-face
    - Une relation inégalitaire
    - Echanges administratifs et échanges normatifs

    LES DEUX CORPS DU GUICHETIER
    - Le poste et le rôle de guichetier
    - Comment devient-on agent d’accueil
    - Les personnes au guichet
    - L’exposition à la misère
    - La gestion des écarts sociaux
    - La partition du guichetier

    L’ORDRE INSTITUTIONNEL EN QUESTION
    - Les failles du système
    - Faire avec l’institution
    - Le retour de l’individu refoulé
    - Adapter l’institution

    Presentazione in italiano

    Comptes-rendus :

    Libération / Revue Française de Science Politique / Réseaux / Politix / Genèses / Revue Française de Sociologie / Mouvements / Recherches sociologiques et anthropologiques / Droit et société / Liens socio / Politiques sociales et familiales / DEES / Sciences humaines 1 / Sciences humaines 2 / Monde diplomatique / Revue française des affaires sociales / Questions de communication / Lire les sciences sociales

    Documentaire radiophonique

    Documentaire télévisé

  • Les mondes de l’harmonie.

    Enquête sur une pratique musicale amateur

    avec J.-M. Méon et E. Pierru. Paris, La Dispute, 2009, 305 p.

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    On annonce depuis près d’un siècle la disparition des orchestres d’harmonie. Ces ensembles d’instruments à vent, héritage du mouvement orphéonique dont l’origine remonte au dix-neuvième siècle, sont principalement ancrés dans un monde rural et populaire aujourd’hui largement révolu. Si elle a décliné, cette pratique n’en demeure pas moins importante. Plusieurs milliers d’orchestres constituent le cadre de la formation et de l’activité musicales d’amateurs de tous âges. Comment se maintient une forme culturelle quand les bases sociales qui en ont favorisé le développement se délitent ? Comment est vécue une pratique socialement dévalorisée et référée négativement au modèle culturel légitime ? Ces deux questions guident l’exploration d’un univers musical qui n’avait jusqu’ici jamais fait l’objet d’une enquête sociologique.

    Vincent Dubois. Jean-Matthieu Méon et Emmanuel Pierru ont enquêté en Alsace, où les harmonies sont nombreuses. Grâce à l’usage combiné de l’analyse statistique et de l’enquête ethnographique, ils fournissent une vision vivante et nuancée des configurations sociales dans lesquelles évoluent ces orchestres : les mondes de l’harmonie. Ils ouvrent ce faisant de nouvelles pistes pour comprendre plus généralement les relations entre hiérarchies culturelles et transformations sociales.

    lire le sommaire

    Introduction

    AUX MARGES DU CHAMP MUSICAL
    - Vous avez dit musique populaire ?
    - Le monde des harmonies
    ECOLOGIE ET ECONOMIE D’UNE PRATIQUE AMATEUR
    - L’intégration musicale
    - La vie sociale des orchestres
    L’AUTONOMIE CULTURELLE EN PERSPECTIVES
    - Le déplacement de la contrainte
    - Désajustement social et musicalisation de la pratique : les contraites du déplacement

    présentation

    commander

    Comptes-rendus :
    Annales HSS / Politix / Sociologie de l’Art / Liens socio / Revue française de science politique / Transpositions / Proa, Revista de antopoligia e arte (Português) / Revue d’Alsace / Sociologos / discussion Sociologos /
    UM 34

  • « Jeux bureaucratiques en régime communiste »

    (dir.) Sociétés contemporaines, 57, 2005

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  • « Les politiques culturelles en Europe du Sud »

    dir. (avec E. Négrier) Pôle Sud, 10, 1999

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  • La question technocratique.

    De l’invention d’une figure aux transformations de l’action publique (dir., avec D. Dulong)

    Strasbourg, Presses universitaires de Strasbourg, coll. Sociologie politique européenne, 1999, 256 p.

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    Dans les années 1930, la notion de technocratie désigne un mouvement politique essentiellement composé d’ingénieurs, qui espèrent transformer l’organisation économique et sociale des Etats-Unis. En France à cette époque, on commence à l’employer pour désigner la nébuleuse des réformateurs d’Etat. Dans l’après Seconde Guerre mondiale, puis dans les années 1960, elle devient l’enjeu de polémiques entre savants : la seconde moitié du XXe siècle sera-t-elle dominée par les "directeurs" ? La Ve République marquera-t-elle la "fin des politiques" et le règne des hauts fonctionnaires ? Depuis, la question technocratique s’est installée dans le discours politique et journalistique où elle connaît un important succès.
    Grosse de ces usages historiques multiples, la notion de technocratie permet de réaliser un précipité d’éléments assez disparates, du poids de l’administration à un mode de gouvernement distant, en passant par les différents usages politiques de l’expertise. Plus encore, elle construit un portrait "négatif" du représentant politique, mobilisé au sein des luttes dans lesquelles sont sans cesse redéfinies les qualités requises pour l’exercice légitime du pouvoir politique. D’idéal d’organisation, la technocratie est ainsi devenue l’antithèse de la démocratie dont, comme une image incarnée du Mal en politique, elle sert en retour le culte._ Ce livre analyse tout d’abord ces usages multiples et souvent polémiques. En revenant sur les principaux espaces et moments de la formation de la figure du technocrate - du Comitee on Technocracy aux débuts de la Ve République, du concours de l’ENA aux "technocrates de Bruxelles"- les contributions réunies ici éclairent la constitution de cette catégorie de l’entendement et du jugement politiques. Cet ouvrage rend également compte des transformations intervenues, surtout depuis les années 1960, dans la morphologie des groupes dirigeants et les manières de faire des politiques. Les formes et la portée d’un processus de technicisation de l’action publique sont ainsi analysées dans le cas de la Commission européenne, des politiques locales, des politiques de la famille, de l’emploi, de l’environnement ou encore de la culture. Car quand bien même la technocratie revêt une dimension mythique, les usages sociaux de cette notion constituent aussi un reflet, fut-il déformé, de changements objectifs et de rapports de force. Et c’est là tout l’intérêt de ce double regard sur la question technocratique.

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    - Introduction générale (Vincent Dubois et Delphine Dulong)

    Partie 1. LES FIGURES DU TECHNOCRATE : INVENTIONS ET USAGES SCIENTIFIQUES ET SOCIAUX

    - Introduction (Jacques Lagroye)
    - Technocracy ou la science contre l’économie : un mouvement américain des années 30 (Didier Renard)
    - Technocracie et démocratie : élites dirigeantes et réforme technicienne de l’Etat dans la France de l’entre-deux guerres (Gilles Pollet)
    - La technocratie sous Vichy : contuinité et représentations (François Rouquet)
    - La technocratie (au) miroir des sciences sociales : la réflexion technocratique en France (1945-1960) (Delphine Dulong)
    - "L’entrée en technocratie" : le concours de l’ENA et les transformations du modèle du haut fonctionnaire (Michel Mangenot)
    - Les réalités d’un mythe : figure de l’eurocrate et institutionnalisation de l’Europe politique (Didier Georgakakis)

    Partie 2. LA "TECHNICISATION" DE L’ACTION PUBLIQUE : LIEUX, MODALITES ET ENJEUX

    - Introduction (Bruno Jobert)
    - Décembre 1958 ou le temps de la révélation technocratique (Brigitte Gaïti)
    - Politique familiale et mode de gestion technocratique (Rémi Lenoir)
    - Une technocratie du chômage ? Les acteurs de la politique de l’emploi et la technicisation de l’action publique (1981-1993) (Pierre Mathiot)
    - La technocratie comme extension, cumul et différenciation continue des pouvoirs : le cas des poltiques de l’environnement (Pierre Lascoumes)
    - L’administration culturelle entre légitimation technique et dénégation technocratique (Vincent Dubois)
    - Des "managers" très politiques : les secrétaires généraux des villes (Olivier Roubieu)
    - Le lieu du politique, l’usage du technocrate : "hybridation" à la Commission européenne (Irène Bellier)

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    Comptes-rendus : Genèses / Sciences humaines

  • La politique culturelle

    Genèse d’une catégorie d’intervention publique

    Paris, Belin, coll. Socio-histoires, 1999, 381 p. (édition de poche, 2012).

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    La politique culturelle fait aujourd’hui partie des champs d’action des pouvoirs publics. Elle demeure néanmoins floue dans ses objectifs, imprécise dans la définition de ses frontières et sujette à de fréquentes polémiques. C’est dans la genèse particulière de cette politique que se trouvent les raisons d’une telle ambivalence. L’émergence de la culture comme catégorie d’intervention publique n’a pas été un processus linéaire. Les problèmes culturels (tels que les conditions de la création artistique ou la démocratisation culturelle...) ont d’abord été construits contre l’Etat quand artistes et intellectuels affirmaient leur autonomie. Ils sont désormais construits et traités par des experts officiels et des administrateurs de culture, au sein d’instances et d’institutions étatiques. En bref, ils deviennent des problèmes d’Etat. La politique culturelle emprunte alors les prétentions universalistes du monde intellectuel et artistique. Elle s’entoure d’un halo de flou propice à éloigner le spectre d’une culture d’Etat et réactive plus qu’elle ne les tranche les débats sur la définition de la culture. En étudiant les modalités et les effets de cette genèse, de la fin du XIXe siècle à nos jours, ce livre apporte une contribution à l’analyse socio-historique de la formation d’une fonction et institution d’Etat et à celle d’un champ culturel progressivement transformé par l’intervention étatique.

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    SOMMAIRE

    UNE CATEGORIE IMPROBABLE
    - La culture contre l’Etat
    - Une politique impossible
    - La reproduction d’une absence (1920-1958)

    UN GRAND RETOURNEMENT
    - Un ministère pour la culture
    - Les contradictions de la planification culturelle

    L’INSTITUTIONNALISATION DU FLOU
    - Une professionnalisation paradoxale
    - L’Etat contre la culture ?

    English abstract

    Comptes-rendus :

    Politix /
    XXe siècle / Daja.fr / Sociétés et représentations

    Entretien : La suite dans les idées, France culture

  • Politiques locales et enjeux culturels.

    Les clochers d’une querelle, XIXe-XXe siècles (dir.)

    Paris, Documentation française, 1998, 456 p.

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    Comptes-rendus : XXe siècle / Bulletin des bibliothèques de France

  • Institutions et politiques culturelles locales.

    Eléments pour une recherche socio-historique

    Paris, Documentation française, 1996, 70 p.

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    Contrairement à une idée largement répandue, l’histoire des politiques culturelles françaises est loin de se résumer à la diffusion vers la périphérie d’un modèle élaboré au centre. L’institutionnalisation et les transformations de ces politiques procèdent aussi de pratiques et d’enjeux localisés. Ne serait-ce que parce qu’elles passent en grande partie par des équipements culturels –salles de spectacles, musées, bibliothèques, …-, elles sont de fait nécessairement inscrites dans un lieu. Plus encore, dans différentes conjonctures historiques, le traitement public de la culture a localement fait l’objet d’expériences nouvelles, d’investissements forts, de controverses vives. Pour qui s’intéresse aux politiques culturelles, de leur genèse à leurs effets, l’analyse localisée constitue donc une démarche nécessaire._ Ce sont les problèmes et les perspectives d’une telle démarche qui sont abordés ici.

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    Introduction

    1. ECUEILS DE L’HISTOIRE DES POLITIQUES CULTURELLES LOCALES ET LIMITES DU GENRE MONOGRAPHIQUE
    - L’histoire des politiques culturelles et les risques de l’anachronisme
    - L’histoire culturelle du temps présent : un cadre encore fluctuant
    - Les risques d’une pluridisciplinarité mal maîtrisée
    - Le statut incertain du local

    2. ENJEUX ET PERSPECTIVES DE L’ANALYSE LOCALISEE POUR UNE SOCIO-HISTOIRE DES POLITIQUES CULTURELLES
    - Le local comme site pour la restitution de processus
    - L’articulation du local-national

    Conclusion

  • « Affaires culturelles »

    dir. (avec A. Collovald) Politix, 24, 1993

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